Partager l'article ! Flash infos JA Septembre 2009: Edito Fabien JOFFRE Secrétaire Général JA Nouve ...
Fabien JOFFRE
Secrétaire Général JA
Nouveau parcours installation :
le travail continue !
En cette rentrée syndicale, nous voyons s’établir peu à peu le nouveau parcours à l’installation que nous avions imaginé il y a 3 ans déjà. Les premiers Plans de Professionnalisation Personnalisés ont été prescrits, et les premiers échos des candidats sont positifs, puisqu’ils se sentent davantage écoutés dans la définition de leur parcours.
Néanmoins ce que nous redoutions a eu lieu : le début de l’année et la mise en place de ce
parcours a provoqué un « stand-bye » des projets d’installation, qui ont pris beaucoup de retard. Aujourd’hui le retard est tout juste en train de se résorber pour arriver enfin à des
parcours installation que nous espérons fluides. Mais nous restons lucides : des points noirs persistent. Nous devons travailler davantage l’offre de formation pour pouvoir offrir aux
candidats des possibilités de plans de professionnalisation personnalisés les plus vastes possibles. Ce travail doit se faire régionalement à travers le projet Primevère pour lequel nous sommes
pilote pour Aquitaine et Poitou-Charentes. Enfin profitons de la refonte de ce parcours pour aller vers une réelle simplification administrative. Nous ne voulons plus qu’un jeune se voie demander
la photocopie de ses diplômes 3 fois dans son parcours par des services ou organismes différents, et c’est malheureusement encore le cas aujourd’hui. Nous sommes donc déterminés à relancer
fortement ce combat, et nous allons continuer à travailler à l’amélioration et à l’évaluation de ce dispositif installation, dans l’intérêt des futurs porteurs de projet.
Enquêtes cédants
Des enquêtes menées en partenariat avec la Chambre d’agriculture et les JA sont en cours dans les cantons de Sarlat, Lalinde et Ste Alvère. L’objectif de ces enquêtes est de recenser les exploitants de plus de 50 ans sans successeur et d’identifier les jeunes ayant un projet d’installation en agriculture et qui recherchent du foncier pour pouvoir concrétiser leur projet.
Si vous recherchez du foncier sur l’un de ces trois cantons merci de nous contacter au 05 53 35 88 43 avant fin septembre.
Crise Fruits et légumes
La crise actuelle aura-t-elle raison de la production française de fruits et légumes ? L’analyse de la situation dans le secteur des fruits et légumes, alors que nous arrivons en fin de saison estivale, est sans appel. Pour beaucoup de producteurs, la seule solution identifiée pour limiter la casse a été tout simplement de ne pas ramasser, car le prix de vente ne paye tout simplement pas le prix de production, et en particulier le coût de la main d’œuvre. Dans un contexte de crise économique générale et de baisse du pouvoir d’achat des français, les produits de nos régions se trouvent en concurrence directe avec des produits issus de pays dont les coûts de main d’œuvre sont bien inférieurs aux nôtres. Cette situation, beaucoup de producteurs n’ont pas pu et ne pourront pas y survivre. Des milliers d’emplois ont été et seront détruits dans le secteur des fruits et légumes. Il est temps que l’état vienne en aide aux producteurs français pour trouver des solutions et leur permettre de survivre, tout simplement, et cela passe sans aucun doute par une réduction des coûts salariaux.
Consommer local
Les effets de la politique agricole ultralibérale imposée par nos gouvernants se font sentir dans toutes les filières. En supprimant tous les systèmes de régulation des marchés, nos produits français et périgourdins se retrouvent en concurrence directe avec les autres produits mondiaux. Or, les coûts et les conditions de production sont loin d’être les mêmes en France et dans le reste du monde. Producteurs de denrées de qualité, l’exploitant périgourdin se retrouve donc en concurrence avec le bœuf hormoné du Brésil, où la fraise d’Espagne gorgé de produits phytosanitaires, où encore avec les fruits et légumes de pays ayant des coûts de main d’œuvre largement inférieurs aux nôtres. Une piste de travail soutenue par les JA Dordogne est de « consommer local ». En effet, l’objectif est de vendre nos produits à un prix « équitable », à un prix « gagnant-gagnant » pour le producteur et le consommateur, selon des règles justes où le producteur s’engage à produire de la qualité et de la diversité et où le consommateur s’engage à consommer local. Cette démarche permet aussi l’économie d’énergie, à l’heure où la taxe « carbone » est dans tous les esprits, consommer local évite qu’un gigot d’agneau ait parcouru 20 000 km avant d’arriver dans votre assiette.
Conseil départemental JA
Le conseil départemental JA (membres du conseil d’administration + présidents des cantons) s’est réuni le 23 juillet en présence de Claudine Faure, Présidente de la MSA. De nombreuses discussions ont eu lieu notamment sur le rôle de la MSA, les cotisations, les prochaines élections des représentants MSA, etc… Les débats furent riches et constructifs.
Dossier chasse
Outre les dégâts de sangliers très nombreux
dans le département, les dégâts de cervidés sont de plus en plus fréquents dans certains secteurs de la
Dordogne. Pour faire face à ce fléau, la commission plénière chasse et faune sauvage s’est réunie le 28 août en présence de Laurent Bagilet notre représentant JA. L’ouverture de la chasse aux
cervidés est donc avancée au 13 septembre soit plus d’un mois avant la date officielle d’ouverture. L’objectif de cette ouverture anticipée est
d’augmenter les jours de chasse afin d’atteindre jusqu’à 100% des objectifs de prélèvement et ainsi diminuer les cheptels de cervidés qui ravagent
les cultures et la forêt périgourdine. Une nouvelle commission plénière aura lieu fin novembre afin de faire le point sur cette ouverture anticipée de la chasse aux cervidés et pour redistribuer
les bracelets restants en fonction des cheptels sur le territoire.
Terre en Fête
Plus de 3 000 personnes sont venues le samedi 1er août à
Issigeac apprécier le fruit du travail d’une équipe de bénévoles, pour ce qui fut
une formidable fête de l’agriculture de notre département. Cette manifestation est un moyen incomparable de communication sur notre métier, nos produits, et notre amour de la Terre. Une nouvelle
fois la dynamique des JA Dordogne a démontré que malgré la crise que traverse notre métier, l’agriculture est encore bien vivante et qu’ensemble nous pouvons réaliser de grandes choses.
En présence d’Aurélie, la 1ière Dauphine de Miss Périgord et de Laurent notre
animateur, le public a pu apprécier les animations proposées : vieux tracteurs, foire aux vins, exposition de matériel, animaux de la ferme, danse folklorique avec les
« Boutarels », stands des OPA, concours de dessin, etc…
Les aides du Conseil Régional Aquitaine
Dans le cadre de sa politique régionale agriculture et industrie agro-alimentaire, le Conseil Régional d’Aquitaine met en place des actions pour l’agriculture, et en particulier pour l’installation en Aquitaine :
ü L’accession au foncier
- Synchroniser l’offre et la demande : portage du foncier pour les hors cadre familial. La région aide à la constitution d’un stock de plusieurs exploitations, par la prise en charge des frais financiers de stockage pendant une période maximale de 36 mois. Elle est versée à la structure qui procède au portage au bénéfice d’un candidat hors cadre familial.
- Conclure un bail : l’aide régionale à la transmission des exploitations (ARTE). C’est une aide à destination des propriétaires exploitants, afin de les inciter à conclure un bail à ferme ou à long terme avec un jeune ayant un projet d’installation. Cette aide complète l’aide de l’état issue du PIDIL (voir Flash Info JA24 du mois de juin 2009). L’aide du Conseil Régional est plafonnée à 5 000€ par bénéficiaire.
ü La préparation et l’accompagnement de l’installation
- Le diagnostic préalable à l’installation : il est destiné à aider les candidats à l’installation avec l’appui d’un technicien référent pour leur projet. 50% des dépenses liées à ce diagnostic sont financées par la région Aquitaine. En Dordogne, les 50% restants sont pris en charge par la Chambre d’Agriculture.
- Le stage 6 mois à l’étranger : la région prend en charge 80% du coût du stage linguistique avec un plafond de 310€, et 80% des frais de voyage avec un plafond de 1 220€.
- Optimiser son installation : les chèques conseil après installation permettent de financer 80% du coût d’un conseil (technique, juridique, économique, organisation du travail…) dans la limite de 2 000€. Ces chèques sont destinés aux agriculteurs installés depuis moins de 5 ans, qu’ils aient bénéficié ou non des aides du dispositif national.
ü Le financement de l’installation
- Le Fonds Régional de garantie à l’installation en agriculture. L’apport d’une garantie régionale vient compléter et limiter les garanties des candidats à l’installation et des agriculteurs installés depuis moins de 5 ans. Le dispositif permet de garantir jusqu’à 60% maximum (30% région, 30% SIAGI) du montant du prêt plafonné à 150 000€.
- Aide aux investissements pour les hors cadres familiaux. L’aide couvre 40% maximum des dépenses HT éligibles liées aux investissements réalisés dans les deux ans qui suivent l’installation.
1er cas : pour les agriculteurs HCF bénéficiant de la DJA. L’aide est plafonnée à 5 000€, ou à 7 000€ dans le cas d’une installation en agriculture biologique
2ème cas : pour les agriculteurs HCF ne bénéficiant pas de la DJA. L’aide est plafonnée à 7000€, ou à 9 000€ dans le cas d’une installation en agriculture biologique.
- Favoriser l’utilisation du matériel en commun : aide à la souscription de capital social en CUMA. L’aide concerne les agriculteurs installés depuis moins de 5 ans et qui adhèrent à une CUMA, et est plafonnée à 50% du capital souscrit en Dordogne (zone défavorisée). Le capital souscrit doit être compris entre 800€ et 3100€ maximum. L’aide est donc comprise entre 320€ et 1550€, et est versée à l’agriculteur.
- Encourager la qualité : aide à la participation à des productions sous signe de qualité. L’aide concerne les exploitations agricoles engagées depuis moins de 5 ans dans une production sous signe officiel de qualité, et les bénéficiaires doivent être installés depuis moins de 5 ans. Le Conseil Régional verse une incitation financière annuelle plafonnée à 500€ par exploitation pendant une durée maximale de 5 ans.
Outre l’installation, le Conseil Régional intervient également dans les domaines suivants : le dispositif AREA, les filières de qualité, le développement de l’agriculture bio en Aquitaine, la recherche et l’expérimentation agricole, le soutien aux CUMA, l’agriculture de montagne, l’agritourisme, l’oenotourisme et les circuits courts, l’eau, les lycées agricoles publics, et les entreprises agro-alimentaires.
Pour tous renseignements sur le dispositif installation du Conseil Régional, contactez Bernard Lazarini
(05 57 57 82 70 / bernard.lazarini@aquitaine.fr), ou la Direction de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Conseil Régional Aquitaine (05 57 57 80 38)
www.aquitaine.fr
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